Rajaonarimampiana candidat ou pas, il ne sera plus à la tête du pays après la présidentielle!

FdcMalgré des divergences de points de vue au sein de l’opposition à Madagascar, certains leaders ne désarment pas et appellent à la mobilisation contre le régime Rajaonarimampianina.

Effectivement, depuis l’élection de ce dernier en 2013, aucune manifestation d’envergure n’était organisée à Antananarivo. Toute tentative de manifestations a été refusée par la Préfecture de police, … des leaders des mouvements sans autorisation ont été poursuivis. Jusqu’ici, les forces de l’ordre interviennent systématiquement pour prévenir ou disperser tout rassemblement suspect et empêchent également toute sorte de manifestations hostiles au pouvoir.

Cette semaine, la société civile, le mouvement syndical et l’opposition regroupant au sein d’une plateforme “Forces de changement” passent à l’offensive et une descente dans la rue est en perspective! Quelques figures de l’opposition et de la société civile se sont rencontrées pour définir leurs stratégies. Ils exigent le respect de la démocratie, de l’Etat de droit et de la liberté d’expression.

Ils comptent, en effet, organiser une conférence-débat demain jeudi 10 aout où la présence des hauts fonctionnaires de l’Etat [Conseil d’Etat, Tribunal administratif, Préfecture  de la police et représentant  des forces de l’ordre] est vivement sollicitée. À Antananarivo, les tensions montent et se cristallisent sur la question de l’organisation de la prochaine présidentielle, plus particulièrement de la candidature du président sortant, Hery Rajoanarimampianina.

En fait, la Haute cour constitutionnelle (Hcc) et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) sont contestées et jugées trop “partiales” par l’opposition. Cette dernière exige un changement à la tête de ces deux institutions et elle propose en même temps une reforme consensuelle du code électoral avant la présidentielle.

Si le gouvernement persiste, l’opposition promet de descendre dans la rue.  “Rajaonarimampianina est sur la pente glissante. S’il persiste, le peuple  serait poussé à la mobilisation par une situation socio-politique et économique catastrophique de Madagascar. Candidat ou pas, il ne sera plus à la tête du pays après la prochaine élection présidentielle”, affirme  avec certitude un haut fonctionnaire membre du syndicat des grands corps de l’État.

De son côté, le président Hery Rajaonarimampianina essaye par tous les moyens de rester en place malgré la fébrilité de son gouvernement qui est complètement défaillant et dépassé, notamment en matière d’insécurité. “Aujourd’hui, pour attaquer leur cible, les bandits ne se limitent pas. L’Etat n’arrive plus à assumer son rôle. Rajaonarimampiana n’a plus aucun légitimité  pour encore diriger le  pays”, a conclu ce haut cadre de la fonction publique.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s