Elections inclusives ou Nouvelle crise?

reconciliation
 L’actuel président Hery Rajaonarimampianina à gauche, avec les quatre anciens chefs d’Etat Zafy Albert, Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et à  droite Andry Rajoelina. 

Une mission de suivi électorale déployée par l’Union européenne (UE) et conduite par Koen Vervaeke, Managing Directeur pour l’Afrique au service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE) s’est déroulée entre le 28 septembre et 12 octobre 2016 à Antananarivo. Cette mission a pour objectif d’évaluer l’avancée de la démocratie et de la réconciliation nationale. Elle entre en même temps dans le cadre de la préparation des élections en 2018. « Ce qu’il y a de plus important, c’est d’avoir des élections qui vont vraiment consolider la démocratie à Madagascar. Nous sommes à deux ans des élections. Tous les travaux peuvent être encore faits pour non seulement améliorer et perfectionner les cadres légaux et opérationnels, mais aussi pour avancer dans la réconciliation. Là, il y a encore un travail à faire et je crois que le temps est propice d’avancer sur ces dossiers-là. Madagascar doit arriver à des élections inclusives, les plus transparentes et crédibles possibles. » a-t-il expliqué devant la presse à l’issue de cette mission.

Elections inclusives fortement contestées par le pouvoir en place. Le ministre de l’Agriculture et président du Parti présidentiel (HVM), Rivo Rakotovao, a revendiqué l’application des lois. Il brandit l’accord de Cotonou pour régler le cas d’Andry Rajoelina, ancien président de la Transition et évoque des décisions de justice pour en finir avec un autre ancien président, Marc Ravalomanana.

L’ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar Antonio Benedito Sanchez lors d’un petit déjeuner de presse qu’il a organisé au début de ce mois de février a insisté sur une élection inclusive. Le « Ni … ni » imposé par la communauté internationale en 2013 n’est plus fondé. « Le contexte des élections de 2013 et 2018 était différent. » a-t-il précisé. Pour consolider la démocratie à Madagascar, les différentes forces politiques doivent être représentées aux prochaines élections, notamment à la présidentielle de 2018! Bref, l’UE exige une élection transparente, démocratique, libre et surtout inclusive.

Malgré cette position claire de la communauté internationale prononcée par l’UE, un nouveau « Ni…ni » décidé, cette fois-ci par le pouvoir, plane toujours sur certains candidats à la prochaine présidentielle. Bon nombre d’observateurs prévoient déjà qu’une nouvelle crise pré-électorale ne soit pas à écarter!

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